• Charbonnières, ses Seigneurs et ses Comtes

       

     

    CHARBONNIERES (Eure et Loir)

     

    par Jean-Claude Vincent

    Charbonnières est situé non loin d’Authon-du-perche sur l’ancienne route Henri IV, à côté de la source d'un des bras de l’Ozanne, désigné ici sous le nom de Sainte-Suzanne. Ce village appartient au Perche-Gouët, tombé en 1209 dans le domaine royal, et il relevait sous l’ancien régime, de l'Archidiaconé de Dunois.

     

    Son nom actuel apparaît sous la forme Charbonerie dans le plus ancien pouillé du diocèse de Chartres, un peu après 1250. Mais il peut remonter bien au-delà puisque un lieu nommé Carbonaria est cité dans la Vie de saint Lubin, au milieu du IXe siècle. 

     

     

    Les informations que nous fournissons ici doivent beaucoup à notre fréquentation des archives du château de Charbonnières il y a une dizaine d'années, à l'époque où Monsieur Derachinois en était propriétaire. Elles comportaient alors une importante et précieuse masse documentaire dispersée après son décès. On y découvrait alors les signatures de personnages illustres : Lafayette, le Prince Duc de Richelieu, celles des familles de St Pol et Law de Lauriston, notamment différents contrats de mariage et des titres de propriétés, des listes de demande de remboursements datant des campagnes militaires italiennes, Mantoue en particulier. 

     

    Les gens voyageaient beaucoup et les personnages importants se déplaçaient avec tous leurs titres. Les parchemins que nous avons trouvés au château étaient pliés en quatre ou en huit et avaient séjourné longtemps dans des sacoches de cuir, ou dans des sacs de jute, comme il était d’usage chez les notaires royaux ou seigneuriaux. Certaines pièces avaient déjà été ouvertes, d’autres dormaient là depuis plusieurs siècles, sans avoir étés consultées. La plus ancienne était un acte de baptême de 1384 … Hélas la dernière vente a eu raison de sept siècles d’histoires et une grande partie de ces précieux documents a disparu!

     

     

    Nous n’avons pas la prétention d’exploiter ici l'intégralité de ces archives, seulement d’expliquer un peu le fonctionnement de ce bout de territoire, notamment sous l’ancien régime, à la lumière de tous les documents que nous avons eus en notre possession. Il ne s'y trouvait rien qui fut antérieur à 1384 sinon peut-être quelques parchemins jaunis et en très mauvais état que nous n’avons pu déchiffrer, car ils sont délavés. 

     

     

    Charbonnières, ses Seigneurs et ses Comtes

     

    Ceci étant, il est possible qu’à l’époque romaine (la route Henri IV passe pour être un tronçon de l'ancienne voie de Sens au Mans) ou plus probablement au temps de la guerre de Cent Ans il y ait eu à l’emplacement du château actuel une petite garnison, la tour avec pont-levis qui se trouve dans le prolongement de la rue du Château, n’étant pas là par hasard. Quelques restes de mottes féodales jalonnent aussi la route Henri IV : la Tour à son entrée sur la commune de Charbonnières depuis Moulhard avec le reste d’un étang ; Moulhard (Mons-Rehard vers 1250) où une ferme à la sortie du village sur la gauche, paraît avoir été construite autour d’une motte, sans oublier sur Unverre la Forçonnerie entourée de fossés.

     

    Du XVe au XVIIIe siècle la documentation augmente régulièrement et nous indiquerons ici selon l'ordre chronologique les principales données que nous avons pu relever :

     

    1472 un acte du 18 février mentionne le Noble homme Jehan Guarin, écuyer, Seigneur de Charbonnières. Nous n’avons pas la filiation.

     

    Charbonnières, ses Seigneurs et ses Comtes

     Vitrail dans le Boudoir

    1542 Le 13 novembre, quand Guillaume du Bellay seigneur de Langey fit son testament, L’Herbaudière appartenait à son frère Martin, gouverneur de Turin, prince ou roi d’Yvetot par son mariage avec Isabeau Chenu, donné par noble home Louis de Grandmont.

     

    1557 Messire Jehan d’Oynville, seigneur de Charbonnières, laissa deux fils, dont les noms figurent dans l’acte de partage daté du 2 avril qui eut lieu entre eux. C’était une très vieille famille possédant des alliances dans tout le royaume.

     

    1568 La coutume du Perche-Gouët, dont relève Charbonnières, est rédigée. La majorité y est fixée à 14 ans. Tous les habitants étaient jugés selon les mêmes lois et les jugements qui y étaient rendus, étaient transportés au baillage Royal de Janville (Yanville), le Perche-Gouët n’ayant aucun lien féodal, ni administratif, ni judiciaire avec son voisin le grand Perche.

     

    1577 Aveux rendus aux seigneurs de Montigny par Pierre Girard à propos de la Herbaudière.

    Vers cette date, Messire François d’Oynville, chevalier, seigneur du Mesnil-au-Vicomte et Messire Louis d’Oynville, chevalier de l’ordre du Roy, seigneur de St Simon se partagent la seigneurie de Charbonnières, d'où probablement l'existence ultérieure de deux lignées s'intitulant simultanément seigneurs de Charbonnières.

     

    1584 Le 3 décembre a lieu le baptême de Louise, fille bâtarde de haut et puissant seigneur messire Louis d’Oynville chevalier, lieutenant du Roy, seigneur de Saint Simon. Le parrain est Estienne Syneau, sieur de la Myleudière, les marraines Louise de Louvigny, femme de noble homme Jacques Lelièvre, seigneur de La Mare et Marie Guyon, femme de N…. seigneur de La Boullaye. Signé J. Guichard.

     

    1585 Le vendredi 21 juin, baptême de Geneviève, fille de noble homme Jehan de Bompars, sieur de la Drouynière et de Marie de l’Isle sa femme. Son parrain (est) Enfray Memoulx, ses marraines demoiselle Geneviève fille de noble homme Estienne du Breuil, sieur de La Touche et La Herbaudière, et Esther de Goursy femme de noble homme Pierre de Bompars. Signé : J Guichard.

     

    1589 Durant les guerres de la ligue, le sire de Charbonnières embrassa la cause de la Réforme. Il contribua comme capitaine de cavalerie, au succès du combat, livré près de Bonneval par le chef protestant de Châtillon au sire de Saveuse, du parti catholique, qui fut mortellement blessé. 

     

    1606 Le 18 juin, le Temple est installé rue Basse à Authon-du-Perche à l’angle formé par cette rue avec la ruelle de la Croix Blanche, bien plus tard les réformés eurent leur cimetière dans la même rue, proche des fossés de l’enceinte.

     

     

    1613 Achat de la seigneurie de la Forêt par Messire Jubi de Joullet chevalier, seigneur des Autels Saint Eloy, (baronnie de Brou) de la Herbaudière, Châtillon, Baron de Charbonnières d’une part et de Demoiselle Marguerite du Rillou, sa femme veuve de défunt Thibaud de Courcival. Signé : Louis Le Moyne notaire royal à la baronnie de Brou.

     

    (A consulter le bulletin de la Société Dunoise n° 228 Tome XVI page 122 pour découvrir la Maison de Châtillon )

     

    1620 Le nouveaux seigneur est : César-Louis de Beaux-Oncles Il fait partie d’une famille du Dunois qui c’est alliée aux Montmorancy à Bois-Ruffin, les Beaux-Oncles sont décris comme des Genthihommes (Jean de Beaux-Oncles et Jeanne de Montmorancy) Abbé Chapron 

     

    1623 Louis de Hallot chevalier, capitaine de 100 hommes d’armes du Roy, achète Charbonnières. Il avait pour épouse Dame Elisabeth d’Arbaleste et est dit seigneur de Charbonnières, de l’Estourville, Moinville la Jeulin, Fontenay, Baron de Puisay.

     

     

    1623 Le lundi 27 mars fut baptisée Françoise, fille de Louise Pousteau et d’Antoinette Mézel, ses père et mère. Le parrain est noble homme Me Jean Belfont, maître-hôtel de haut et puissant seigneur messire Louis de Hallot, sieur de L’Estoutville ou Estouville et de Charbonnières, la marraine damoiselle Françoise d’Oynville, épouse de Charles de la Tousche écuyer, sieur de la Boisselière. Signé : Belfont, Doinville, C. Bossin.

     

     

    1625 Le dimanche 17 août fut baptisée Elisabeth, fille de Louis Pousteau et de Thoinette Mézelle, ses père et mère. Le parrain est noble homme Hebry de Hallot chevalier, seigneur de L’Estoutville et de Charbonnières, la marraine Françoise Grenesche, fille de chambre de haute et puissante dame Elisabeth d’Arbaleste épouse dudit seigneur de L’Estoutville. Signé : Françoise Garnasche, C. Bossin.

     

    1631 La Herbaudière est citée comme un lieu d’assemblée (protestante), le sieur du lieu se nommait : Charles de Plais écuyer. Nous découvrons qu’à cette époque, il ne restait que quelques tours et les fossés de l’enceinte. On peut donc raisonnablement pensé que ce manoir avait été remis debout ultérieurement, avant sa démolition quelques deux siècles plus tard.

     

    1632 Le 4 mai Charles de Guishard écuyer, sieur de Beaumont et des Landes, gentilhomme servant du roi et gouverneur pour sa majesté de la ville de Bonneval achète Charbonnières pour 7000 livres tournois à Louis de Hallot. Son épouse est Charlotte de Meurisse et ils eurent 3 enfants: Charles-Louis, Marcelle et Marie.

     

    1655 Le 26 mai a été baptisée Jehanne, fille de Lyonel Pichard et de Marie Hudan, sa femme. Son parrain est messire Jehan d’Oynville, chevalier seigneur de Saint Simon et de Charbonnières, ses marraines sont Renée, veuve de Jacques Dolléans, et Anne femme de Denis Brière. Signé Charon

     

    1656 Charles-Louis de Guichard est dit seigneur de Charbonnières. Il est le fils de Charles de Guishard, son épouse est Marguerite de Villereau dont la mère est Marie de la Clergerie. Il signe le 31 janvier un acte de partage avec ses deux sœurs, Marcelle et Marie. Marcelle était mariée à François de Guerin, seigneur de Villiers et de la Rosière et Marie à Léon-Gabriel de Beaucton chevalier, seigneur de Vitray.

     

    7 juin 1670 Charbonnières et son domaine sont vendus judiciairement avec le fief du Tartre-Epinolières pour 30 000 livres à Jehan Ollivier, huissier ordinaire du roi en tous ses conseils, dont la fille Françoise épousa messire Eustache-Auguste Leclerc de Lesseville. On se ferait difficilement de nos jours une idée de cet ancien château, si à l’occasion de cette vente un arrêt du Parlement, daté du 6 août 1670 ne nous en donnait une description complète:

     

    Le château consistait en un gros pavillon, servant d’entrée, appliqué à chambres à cheminé, au premier et au second étage, cabinets attenant et grenier dessus. Une cour à main gauche, dans laquelle en entrant est un grand corps d’hôtel, auquel est appliquée une galerie hors d’œuvre, avec une tour aussi hors d’œuvre, en laquelle est un escalier de pierre de taille : ledit grand corps d’hôtel appliqué par bas à une grande salle ayant vue sur la petite cour et le petit jardin cy-après déclaré : une grande chambre y attenant et une grande cuisine ; puit en icelle, office garde manger ; voûte de cave estant sous la dite chambre et par haut au premier étage en quatre chambres à cheminée, grenier au dessus.

     

    Un bâtiment bas sis en ladite cour à main droite, servant d’écurie et de poulailler, un petit jardin situé de l’autre coté dudit corps d’hôtel, le tout clos et fermé de murs, et entouré de fossés remplis d’eau, un pont levis pour entrer au château.

     

     

    1673 Henri Ollivier, seigneur de Charbonnières et autres lieux achète la Herbaudière à Hubert Dassé (famille d’Illiers des Radrais). A cette époque le château et les fossés existaient encore. Le château de La Herbaudière était un manoir possédant 6 grosses tours, identifiable dans les vitraux de Charbonnières. Il fut détruit dans les années 1896 et la facture de la démolition se trouvait aux archives du château de Charbonnières.

     

    LES LECLERC DE LESSEVILLE:

    Charbonnières, ses Seigneurs et ses Comtes

    Vul content Lesseville

    La Maison Leclerc de Lesseville vient de Beuzeville et Aincourt, après s’être installée à Meulan. Autrefois place importante située à l'est d'Aincourt, Lesseville ou Lesville faisait partie du domaine royal à l'époque de Philippe-Auguste. Ce fief possédait un prieuré dépendant de l'abbaye Josaphat de Chartres, dont il est fait mention en 1141 lors d'un don d’Hugues, archevêque de Rouen. Ce prieuré bénédictin a également dépendu de l'abbaye royale de Saint-Lucien de Beauvais. Propriété de Nicolas d'Aincourt et de Bernard de Théméricourt, à la fin du XIIIe siècle, la seigneurie de Lesseville passa entre les mains de Françoise de Marigny, veuve de Imbert Lhuillier vers la fin du XVe siècle. Aujourd'hui, il ne subsiste plus que 25 habitations dans ce hameau de la commune d'Aincourt (Val d'Oise).

     

    Plus tard, la famille le Clerc de Lesseville, installée à Meulan où elle a fait fortune dans la tannerie au cours du XVIe siècle posséda Lesseville du XVIIe siècle jusqu'à la Révolution. Nicolas et Simon le Clerc de Lesseville, deux frères, furent anoblis par Henri IV pour services rendus au Roi. Nicolas (~1575-1657), notamment, fut secrétaire du Roi à partir de 1590 et plus tard doyen de la Chambre des Comptes. Il est à l'origine d'une opulente famille de gens de robe qui aurait inspiré à La Bruyère le caractère des Sannions riches du négoce de leurs pères et qui se moulent sur les princes pour leur équipage. Ses membres habitaient fréquemment les quartiers Saint-Sulpice et Saint-Méri, ou la place Saint-André des Arts à Paris.

     

    Il est toujours possible de voir la dalle funéraire de Nicolas Leclerc de Lesseville dans l’église Saint-Nicolas de Meulan. Il a une rue dans le vieux quartier qui descend vers le fleuve où étaient situées les tanneries familliales.

     

    1691 le 28 septembre Nicolas Carpentier, désigné comme bourgeois de Paris, est curateur de la dite succession vacante de défunt Monseigneur Henry de Charbonnières survenu en son domicile, rue St Nicolas du Chardonnay, il est aussi désigné comme Henry Ollivier seigneur de Charbonnières.

     

    Juin 1693  Eustache-Auguste Leclerc de Lesseville, conseiller au parlement est nommé tuteur des enfants mineurs de Dame Marie-Françoise Ollivier et la garde noble de Marie-Madeleine-Henriette, Charlotte-Françoise, Anne-Marguerite

     

    1696 Suite à une succession vacante, acquêts des biens de feu Henry Ollivier, par Eustache-Auguste Leclerc de Lesseville pour un montant de 90 000 Livres. 

     

    1697 Contrat de vente d'une maison au bourg de Charbonnières :

     

     

    Le 15 Novembre Jean Lochon, ancien avocat au parlement de Paris et juge ordinaire civil, criminel de la police de la ville, baronnie et châtellenie de Brou, pardevant Pierre Souchay notaire à Brou, résident au bourg de Charbonnières, soussigné fut présente Jacqueline Chaudun, épouse de défunt Jacques Le Large, demeurant au bourg de Neuilly au Perche, vend une petite maison dans le bourg de Charbonnières sur la grande rue consistant en une chambre basse en laquelle il y a four et cheminé, graines dessus, couverte de bardeaux et jardin . D’un bout Charles Sotteau et de l’autre les héritiers Hamel.Le jardin est proche et attenant, elle est fille héritière de Louis Chaudun, elle est dit la cousine du seigneur a cause de la seigneurie de Charbonnières. La vente est faite au profit de Eustache Auguste Leclerc de Lesseville. Signé en 1697 au Château de Charbonnières.

     

    Charbonnières, ses Seigneurs et ses Comtes

     

    1707 au mois de Mars, Louis XIV érige Charbonnières, Les Autels, Villevillon en Comté. Louis XVI érige Charbonnières en Comté

    « Louis, par la grâce de Dieu, Roy de France et de Navarre à tous présents et à venir salut.

    Notre amé et féal conseiller en notre cour de Parlement,  Eustache-Auguste de Lesseville, Nous a fait remontre qu’il est propriétaire de la terre de Charbonnières, sise dans la Province du Perche-Gouët, consistant en un château bien bâti, couvert d’ardoises avec pont-Levis et fosse à fond de cave, bois de haute futaie et taillis, grand nombre de domaines, moulins et étangs, plusieurs fiefs censives et rentes seigneuriales, qui s’étendent tant dans la dite paroisse de Charbonnières, que dans celle des Autels, Vervillon, Moulhard, Luigny, Dampierre Brou Lanneray et la Bazoche, avec seigneurie, haute, moyenne et basse justice, notariat et péages du dit Charbonnières, les Autels et Vervillon, même le droit de patronage et nomination à ladite paroisse des Autels, le tout relevant pour la meilleure partie, tant en fief de justice, de la baronnie et Comté, avec réunion de justice des dites trois paroisses, qui sont voisines l’une de l’autre pour être exercés conjointement ledit dit lieu de Charbonnières, et par les mêmes officiers, pour leurs commodités et celles des justiciables. Et d’autant qu’il y a dans la même province une autre paroisse qui porte le nom des Autels, et qui n’est distante de celle appartenant à l’exposant que d’une  lieu et demi. Il nous à pareillement supplier de vouloir ajouter son nom à celui de ladite paroisse des Autels, et de la faire appeler, les Autels Lesseville, ce qui ne fait préjudice à qui que ce soit, puisque tous les droits utiles et honorifiques de ladite paroisse, de quelque nature qu’ils soient lui appartiennent.

     

     Sur quoi mettant en considération les bons et agréables services qui nous ont été rendus par ledit sieur de Lesseville, et qu’il continue encore de nous rendre à présent, en quoy il s’est efforcé d’imiter ses ancêtres et ceux de sa famille, particulièrement les sieurs Charles et Nicolas Leclerc de Lesseville, son père et son ayeul qui nous ont servis jusqu'à la fin de leur vie avec autant de zèle que de capacité, le premier dans la charge de conseiller en notre grand conseil et le second dans celle de maître ordinaire en notre chambre des comptes de Paris.

     

     Eustache de Lesseville, oncle de l’exposant qui, après nous avoir servi plus de quatorze années en qualité de conseiller en notre cour en Parlement de Paris, fut promu à l’évéché de Coutances, auquel nous le nomâmes tant en considération de services qu’il avait rendu au feu roi, notre tés honoré seigneur et père en qualité de son aumônier ordinaire, que de capacité qu’il avait acquise dans la théologie et les autres qualités qui le rendoient recommandable, et Antoine le Camus de Jambeville, grand oncle du dit exposant, comme ayant épouse Marie Leclerc de Lesseville, lequel mérita la confiance des rois Charles IX, Henri III et Henry IV notre ayeul de glorieuse mémoire, par les emplois considérables dont il fut chargé, et qui fut enfin honoré par duquel il s’attira l’estime du public et de sa compagnie et voulant laisser à la postérité dudit sieur de Lesseville des marques de notre satisfaction, et l’engager d’autant plus à nous continuer ses services en profitant des exemples qu’il laisse dans sa famille.

     

     Nous avons par ces présentes, signées de notre main, crée et élevé, Nous créons, érigeons et élevons la dite terre et seigneurie de Charbonnières en nom, titres, dignité et prééminence de COMTE, pour en jouir par le dit seigneur de Lesseville, ses enfants et descendants en loyal mariage, audit titre et dignité de Comté, pleinement et paisiblement, continuellement et à toujours, lesquels à cet effet, voulons être dits,censés, respectés, nommés et appelés Comtes de Charbonnières.

     

     Et par ces mêmes présentes, nous avons uni et incorporé, unissons et incorporons les justices dedites terres et paroisses des Autels et Vervillon, à la justice haute, moyenne et basse dudit bourg et paroisse de Charbonnières, pour ne faire et composer qu’une même justice qui sera exercée audit bourg de Charbonnières sur tous les habitants et vassaux des dites terres et fiefs et leurs dépendances.

     

     Voulons et nous plaît , qu’a l’avenir la ditte paroisse des Autels, soit appelée : Les Autels-Lesseville, qu’il en soit fait mention dans tous les actes qui se feront tant en jugement qu’en dehors, et que l’exposant et ses successeurs se puissent dire, qualifiér et nommer seigneur des Autels-Lesseville, sans qu’a cette occasion il soit rien changé, ni innové aux droits de la dite seigneurie, tant à l’égard des vassaux et tenanciers qui en dépendent que la dite baronnie de Brou, de laquelle elle relève. Donné à Versailles au mois de mars de l’an de grâce mil sept cent sept, et de notre règne la soixante quatre. » (nous avons respecté l’écriture du document)

     

    1708 Charlotte-Françoise héritière de Charbonnières, épouse Charles-Nicolas Leclerc de Lesseville, son cousin germain. Ils donnèrent naissance à un fils, Charles Leclerc de Lesseville, et à une fille, Anne Leclerc de Lesseville.

     

    1714 Achat de la Baronnie d’Authon par Charles-Bertrand Leclerc de Lesseville à la veuve du Prince de Conti, Anne-Marie de Bourbon, dite Mlle de Blois, fille légitimée de Louis XIV et de Mlle de la Vallière. Frère de Nicolas et époux d'Anne Ollivier, Charles-Bertrand est dit seigneur de Frazé et chevalier de St Louis.

     

    1737 Anne Leclerc de Lesseville épouse le 15 septembre à Charbonnières Gaspard-César-Charles l’Escalopier, intendant des Généralités de Montauban et de Tours, conseiller d’état. Son frère, Charles Leclerc de Lesseville, épouse Marie-Elisabeth Le Rebours et s'honore de la charge de Président au Parlement de Paris. Il eurent deux fils : Anne-Guillaume Leclerc de Lesseville, Chevalier de Malte, mort en 1758 et Charles Leclerc de Lesseville.

     

     

    1755 A cette date, le château était un manoir seigneurial d’un étage surmonté de combles auquel il faut joindre une basse-cour où résidait le fermier du domaine. L’église actuelle de Charbonnières était située dans l’enceinte directe du château à l’emplacement d’un petit bosquet en façade. Le château était encore entouré d’eau et doté d'un pont-levis. Il est important de savoir que la route qui vient d’Authon passait systématiquement devant l’église et le château. Des modifications ont eu lieu au temps du Président Charles Ier Leclerc de Lesseville grâce aux artisans du roi. Les pierres vinrent de Théligny, près d’Authon, et le maçon de Nogent-le-Rotrou. Mais il fallut consolider l’édifice du manoir seigneurial sous la direction de Monsieur Parvy, architecte à Paris, puis en 1766, sous la direction de Monsieur Michelet, architecte de Paris également. Il est alors fait mention de l’utilisation de fer de Berry (un fer de qualité médiocre) pour la mise en forme des grilles et des portails qui ont été réalisés à Paris et transportés par carriole  (délais de transport : 1 semaine).

     

     

    1764 Un devis par Le Bruns, maître serrurier, rue du Sabot Quartier Saint-Germain des Prés, sous l’ordre et conduite de Monsieur Michelet, architecte à Paris, évoque des ouvrages de serrurerie.

     

    1766-67 Un document du 17 mai 1766 signale avoir fait chargé dans deux voitures : 294 carreaux de pierre d’un pied et 200 carreaux de marbre noir; le 21 juillet, une grande table de marbre blanc de 4 pieds 8 pouces de long, sur 16 pouces et demi de large et sur un pouce et demi d’épaisseur, orné de moulures (160 livres).

    Somme totale des travaux pour cette période : 923 livres et 12 Sols.

     

    Une autre quittance concerne 14 balcons avec ornement et armoiries de Monsieur, plus deux autres grands balcons avec armoiries de Monsieur et Madame, frise à la Grecque tout autour (2900 livres) sans compter avoir fait et fourni deux tourniquets pesant les deux 704 livres (281 livres, 12 Sols) et des ouvrages de marbrerie et fournitures de pierres, sous les ordres et conduite de Monsieur Michelet, dans les six premiers mois de 1766 par Deslandes.

     

    Le premier chambranle en marbre de St Remy, pour une cheminé polie et sculpté

     

    Deuxième chambranle en marbre de Seracotin

     

    Troisième chambranle en marbre de Seracotin

     

    Quatrième chambranle en marbre de Seracotin (chambre violette)

     

    Cinquième chambranle en marbre de Seracotin

     

    Sixième chambranle en marbre de Seracotin

     

    Septième chambranle en marbre de Seracotin

     

    Soit au total, trois mille six cent huit livres le : 28 décembre 1767, signé Michelet, payé Casu le 31 décembre 1767.

     

    1775 Charles Leclerc de Lesseville signe une donation entre vifs du château de Charbonnières et de la Baronnie d’Authon (22 septembre).

     

    1779 Mort de Charles Louis Leclerc de Lesseville (24 janvier).

     

    1784 Le 23 Avril Louis François Rousseau de Chamoy achète Charbonnières à Charles-Auguste Leclerc de Lesseville son cousin, pour 275 000 livres. Président du Parlement de Paris, il avait son hôtel particulier rue Galande à Paris. Louis-François Rousseau de Chamoy Chevalier, Major de régiment, maître de camp de cavalerie, avait épousé Marie le Morhiers de Villiers dont il eut 2 fils.

     

    L’acte de vente nous fait connaître le patrimoine à cette époque.

     

    La terre et seigneurie de Charbonnières, consistant dans les fiefs et seigneuries :

     

    «  De Charbonnières, du Vaux, des hôtels-Girard, du Fourneau (hameaux de Charbonnières), des Métairies, relevant de la seigneurie de Mottereau, appartenant à monsieur le fermier général.

     

    « De la Herbaudière, du Tartre, des Epinolières (hameau de Charbonnières), de Préméry, aujourd’hui Pré-Mery (hameau d’Unverre), des Guyonnières (hameau de Luigny), de Beauverger (hameau d’unverre), relevant de la Baronnie de Brou, appartenant à Monsieur de Montboissier.

     

    « De la Motte (hameau de St Bomer), du Mesnil, des Brizardières (hameau de la Bazoche-Gouët), relevant de la seigneurie des Linières, appartenant à Monsieur Boisseau des Linières.

     

    « De Beauchène (hameau de Luigny), relevant de la seigneurie de la Forçonnerie, appartenant à Monsieur le Chevalier de la Varenne.

     

    « Du Tartre-Cointrel (hameau de Lanneray), relevant de la seigneurie des Radrais, appartenant à Monsieur de Chabot. Et autres fiefs.

     

    Château entouré de fossés, fermes ou métairies, bordages, moulins, étangs, bois, terre labourable, près et autres domaines en roture, seigneuries, haute, moyenne et basse justice, notariat des paroisses de Charbonnières, les Autels, Vervillon, droit de patronage et nominations aux cures de Charbonnières et des les Autels, vassaux, mouvances féodales, et censuelles qui s’étendent tant dans ledites paroisses de Charbonnières et des Autels, Vervillon, que dans celle d’Unverre ; Moulhard, Luigny, La Bazoche, Dampierre, Brou, Lanneray et autres paroisses, censives, rentes segineuriales, foncières et constitutives, dixmes de Charbonnières consistant en 20 livres de rente annuelle, et autres appartenances et dépendances.

     

    La terre et Baronnie d’Authon, l’une des cinq baronnies du Perche-Gouët, relevant de l’èvèque de Chartres, à cause de sa baronnie de Pontgouin et consistant en haute, moyenne et basse justice, droit de Patronage, et honorifique des villes et paroisses d’Authon, de Soizé et de Coudray, haute justice de la paroisse de St Bomer, fiefs et arrières fiefs, mouvances, cens, rentes seigneuriales , droit de sceau à tous actes, sentances et contrôle, droit de foire et marché, de mesurage et de poids et mesures, d’étalonnage , de délogement, d’épaves et déshérences droit de bannalité sur tous les habitants de la ville d’Authon. La métairie de la Pesniaire et du Jarrier, la paroisse de St Bomer, bois-taillis, grand usage de Soizé et autres droits  et domaines dépendant de ladite baronnie d’Authon.

     

    3° Le fief, terre et seigneurie de la grande Bretèche, paroisse d’Unverre.

     

    4° Le fief Dupuis de la Duquesne, situé lieu de la Richardière, paroisse de Charbonnières

     

    5° Le lieu et maitairie d’Arras, en ladite paroisse, relevant de la seigneurie de Châtillon appartenant à Monsieur de Vassé.

     

    6° Le lieu de Lorioterie, en ladite paroisse

     

    7° Le bordage du Petit Portail en ladite paroisse

     

    9° Le lieu de la Bézarderie en ladite paroisse relevant de Charbonnières

     

    10° Le lieu et bordage de la Hervière et autres héritages qui peuvent appartenir au vendeur dans la Province du Perche-Gouët et le Comté du Dunois.

     

    1785 Naissance d’Auguste Rousseau, comte de Chamoy.

     

    1789 Dans l’état militaire de la France on trouve le marquis Anne-Claude Rousseau de Chamoy, Commissaire Général à Abbeville avec grade de Colonel et M. le Baron de Chamoy 

     

     

    Charbonnières, ses Seigneurs et ses Comtes

    d'azur, à 3 bandes d'or. Supports : deux chamois. 

     

    16 juin 1793 Anne-Marguerite Leclerc de Lesseville épouse Pierre Jacques Rousseau de Chamoy Marquis de Chamoy, Lieutenant général du gouvernement de Paris, chevalier de l’Ordre royal et militaire de St Louis. Ils eurent 6 enfants.

     

    La Maison de Chamoy vient des états de Bourgogne et notamment du comté de Tonnerre. Girard Rousseau est le premier que l’on connaisse de cette maison, il est dit père de Pierre Rousseau, chevalier en titre de l’an 1259. Messire Pierre Rousseau chevalier, possédait des biens dans le territoire et lieu d’Estalente (vers les sources de la Seine). Il possédait des dîmes dans les lieux et finages de Fontaine-les-Dijon, de Pouilly et de Saint-Martin. Il vendit ces dîmes avant l’an 1253 au chevalier Eudes Le Riche qui les revendit la même année à Hugues IV du nom, huitième duc de Bourgogne de la première race et comte de Chalon.

     

    1793 Le 23 brumaire (Août), l’an second de la république française, dépôt en la maison commune de Charbonnières de parchemins et de papiers appartenants au citoyen Louis François Rousseau Chamoy propriétaire cultivateur, pour y êtres brûlés devant la commune réunie pour la circonstance, ainsi qu’un portrait du roi Louis XV et une tapisserie en toile peinte. Représentation de l’extrait du registre des délibérations du Corps Municipal de Paris en date du 24 Août dernier, qui lui donne acte du dépôt qu’il a ledit dit jour, a ladite municipalité de la décoration militaire de l’Ordre de St Louis.

     

    Une copie dûment signée : Patché Maire et Coulombeau secrétaire-greffier avec le tampon de la ville de Paris est dans les archives du Comte de Chamoy et une autre aux archives nationales.

     

    1793 Renonciations de succession : la familles de Noailles, est unie par les femmes de la famille de Villiers le Mohriers, mais aussi par les familles Leclerc de Lesseville et des Larsonneau des Challoussières, qui elles-mêmes sont alliées a la famille de Chamoy et celle de Villiers le Mohriers.

     

    Louis François Rousseau Chamoy, demeurant commune de Charbonnières, Canton d’Authon, département d’Eure et Loir et Louis Jacques Rousseau Chamoy, demeurant à la Poultière, commune de la Guéroulde, département de l’Eure. Tous deux restés seuls héritiers bénéficiaires de Anne-Marguerite Leclerc de Lesseville leur mère, décédée veuve de Pierre-Jacques Rousseau Chamoy au moyen de la renonciation à sa succession par les autres enfants et  petits enfants  de la dame Chamoy d’une part

     

    Et Charles Jean Baptiste Louis Bertemy, tant comme fondé de la procuration de Jean-Paul François Noailles d’Ayen, que comme tuteur de Mlle de Thusan, l’une des cinq héritiaires par représentation de sa mère Henriette Anne Louise d’Aguesseau, épouse du comte d’Ayen et encore fondé de procuration.

     

    1° du Marquis et de la Marquise de la Fayette

     

    2° du Comte et de la Comtesse de Grammont

     

    Le Comte de Grammont ayant de plus stipulé comme tuteur des trois mineurs Noailles, enfants de Anne-Jeanne, Baptiste Pauline, Adrien Louise Catherine, Dominique Noailles ,épouse de Louis Maurice de Noailles.

     

    3° du Comte de Montagu et de Mme son épouse

     

    Mme de Lafayette, Mme de Grammont et Mme de Montagu, sœurs héritiaires de leur chef chacune pour un cinquième de Mme D’Ayen leur mère et les trois mineurs Noailles, héritiers conjointement pour le dernier cinquième de Mme d’Ayen leur grand-Mère par représentation de leur mère.

     

    Charbonnières, ses Seigneurs et ses Comtes

     

    1824  Auguste Rousseau comte de Chamoy et de Charbonnières, épouse Amélie de Grosourdy, fille de Charles-César de St Pierre du Châtel de Grossourdy, lieutenant Général au Baillage de Rouen et de Marie Amélie le Pesant de Boisguilbert, cette famille était propriétaire du château de Montmirail. Marie-Amélie était nièce de deux messieurs de Boisguilbert, l’un lieutenant au bailliage de Rouen et savant traducteur, l’autre couronné par l’académie de Rouen. Auguste Rousseau meurt à Paris le 15 Mai 1860 à l’âge de 75 ans et son épouse en 1869 à l’âge de 66 ans.

     

     

    Charbonnières, ses Seigneurs et ses Comtes

                                                                                                   Face nord du Château

    1837 l’église est déplacée et reconstruite a son emplacement actuel, aux frais du comte Auguste de Chamoy, avec obligation d’assurer à la fabrique une rente de 100 Francs. Sa construction première datait de 1558 environ. La nouvelle construction à été inaugurée le jour de la Toussaint 1837, par l’évêque de Chartres : Clauzel de Montal, né le 6 avril 1769 au château de Coussergues, près de St Germiez Aveyron, et ancien aumônier de la Duchesse d’Angoulême. Aymard Belhomme de Franqueville, épouse Marie Mathilde Guérineau de Boisvilette, il est héritier de Charbonnières. (2 enfants) Il est mort en 1880. 

     

    1845 Auguste Rousseau, comte de Chamoy, fait rebâtir le château dans le style troubadour (néogothique) alors très à la mode. Ce bel édifice forme un parallélogramme de 45 mères de long sur 11 de large, dans lequel sont pratiqués 125 ouvertures. Aux an reste du vieux château. Entre les trois pavillons dont se compose le château, on remarque encore quatre petites tourelles terminés aussi en nid daronde, et surmontés de pinacles artistement travailler.

     

    La façade principale s’ouvre au midi. On admire son péristyle formé de quatre colonnes supportant un gracieux balcon en encorbellement : ses trois rangées de fenêtres sont ornées de têtes de chamois, de galbes gracieux, d’arabesques et d’armoiries artistement sculptées dans la pierre ; l’ornementation de la façade du nord, n’est pas moins remarquable. Les lucarnes ou fenêtres saillantes pratiquées dans le toit des pavillons de l’est et de l’ouest, sont flanquées de petits contreforts à pinacle et surmontés d’un galbe, dont les remparts sont garnis de crosse végétales. Cet ensemble est du plus gracieux effet.

     

                                                                                                                            Charbonnières, ses Seigneurs et ses Comtes

     

     A l’intérieur, le rez-de-chaussée comporte des pièces de réception. Un grand salon aux boiseries de style Louis XV-Louis XVI dont les trumeaux renferment des toiles de l’école de Watteau, un parquet à motif en étoile, véritable marqueterie. Dans le boudoir qui est agrémenté d’une avancée de style gothique dont les vitraux représentent des vues de Charbonnières, se voient les armes d’Auguste de Chamoy et de son épouse. Dans le fumoir, une toile représente le château de St Pierre-le-Châtel au XVIIIe siècle. Dans la salle à manger les trumeaux des portes représentent des allégories de la Pêche et de la Chasse. Le sol en pierre est une transposition de celui du grand salon.

     

    Charbonnières, ses Seigneurs et ses Comtes

     

    Charbonnières, ses Seigneurs et ses Comtes

     

    Charbonnières, ses Seigneurs et ses Comtes

    1883 Marie de Franqueville, héritière du château de Charbonnières, épousa le Comte Jacques Law de Lauriston, frère du célèbre banquier. Il mourut en 1897, père de trois filles:

     

    Mathilde, née en 1886, qui épousa le Comte Boulay de La Meurthe.

     

    Yvonne, née en 1890, qui épousa le Vicomte Rodez de Benavent.

     

    Odette de Franqueville, née en 1893, qui resta célibataire.

     

    La famille de Lauriston est originaire d’Ecosse, Le comte de Lauriston est le frère du banquier Law de Lauriston et le petit fils du général du même nom Law, Jean Guillaume de Lauriston, lieutenant de vaisseau 1788 (expédition Lapérouse sur l’Astrolabe). La famille de Franqueville est originaire de Contre-Moulins près de Fécamp en Normandie. En 1611, un sire de Franqueville commandait la Compagnie de  Monsieur le Comte de Soissons.

     

    En cette seconde moitié du XIXe siècle, les activités économiques concernaient surtout l’élevage, le bois, le blé et aussi la vigne jusqu’à l’arrivée du phylloxéra qui y mit fin. Les premières archives économiques apparaissent avec la famille de Lauriston dont un registre mentionne les quantités récoltées pour quelques pièces de terre. Le bois est important mais il y eut aussi le tabac. Il ne faut toutefois pas oublier l’élevage de chevaux et particulièrement des percherons car la comtesse de Lauriston eut souvent des prix pour cette activité. Elle participa aussi à l’élaboration de nouveaux plants de chrysanthèmes, très recherchés à l’époque.

    1949 Le Château de Charbonnières fut vendu aux sœurs Franciscaines du Temple de Dorat qui l’occupèrent de 1950 à 1956.(29/10/1949 pour 8 milions de francs)

    1960 Le Château est racheté par les familles Schultz et Abt qui le transformèrent en un centre de séjour et de formation (Quakers).20 millions de Francs


     " des dégats ont été occasionnés dans diverses pièces du château par les troupes d'occupation allemande dans la nuit du 10 au 11 nov 1940" une indemnité de 249511 Francs a été accordée en 1946 pour reconstruction après faits de guerre. 

    1989 Achat du Château par Monsieur Derachinois qui en fit un lieu d'accueil pour des réunions ou séminaires et un studio d’enregistrement audio.

     

    Charbonnières, ses Seigneurs et ses Comtes

    Charbonnières, ses Seigneurs et ses Comtes

     

    (à consulter absolument Daphné du Mauriers, dans son roman« Les Souffleurs de Verre » sur les verriers des environs de Mondoubleau, elle nous décrit assez bien l’ambiance de l’époque révolutionnaire, elle est, malgré sa nationalité Anglaise de la région, sa famille était Maîtres Verriers. Famille Busson Egalement bien décrite la mise à sac du château de Charbonnières par le Maire de Vibraye.) 

    Marguerite Le Clerc de Lesseville a épousé Bernard de Fortia, seigneur du Claireau et en 1599 du Plessis-Fromentières qui devient le Plessis-Fortia proche de Vendôme. De plus ils auraient eu 3 enfants, François de Fortia qui devient seigneur du Plessis Fortia époux d'Anne de la Barre, Louise épouse de Nicolas de Bailleul et Marie épouse de René Chambes comte de Montsoreau.

    Infos de M. MARTIN

     

    La Camusière

    Charbonnières, ses Seigneurs et ses Comtes

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  • Commentaires

    1
    Mardi 7 Août 2012 à 20:11

    wouah un bout d'Histoire...va falloir que je revienne pour tout lire ...

    2
    AMMON Profil de AMMON
    Mardi 7 Août 2012 à 20:17

    Merci, mais ce n'est pas fini !

    3
    Etienne Meunier
    Jeudi 12 Janvier à 19:13

    Monsieur,

    Je cherche à entrer en contact avec l'auteur de cette notice, étant intéressé exclusivement par la mention du baptême du 21 juin 1585. Je pense avoir identifié la famille de la marraine.

    Dans l'espoir d'avoir la précision de la paroisse d'où est tirée la mention du baptême (Châteaudun ?)

    Cordialement.

    Etienne Meunier

    4
    Etienne Meunier
    Jeudi 12 Janvier à 19:14

    Monsieur,

    Je cherche à identifier le registre paroissial d'où est tirée la mention du baptême du 21 juin 1585. Je pense connaître la famille de la marraine.

    Espérant cette précision (un des registres de Châteaudun ?), cordialement

    Etienne Meunier

      • Vendredi 13 Janvier à 09:33

        Bonjour,juste le temps de me pencher sur mes notes et je vous répond.

        Merci de m'avoir lu.

        Jean-Claude VINCENT

    5
    Vendredi 13 Janvier à 21:28

    Il s'agit du registre paroissial de Charbonnières,n'habitant plus le Perche je ne peut me déplacer aussi facilement qu'avant.

    J'ai des données plus précises peut-être mais elles sont sur un disque dur que je ne peut utiliser pour l'instant.

    L'histoire de ce lieu fut une révélation,car ces familles dites par certains de petites noblesse,sont en fait partie de l'histoire du royaume d'alors.

    Cordialement

    6
    Etienne Meunier
    Dimanche 15 Janvier à 12:40

    Monsieur,

    J'avoue une certaine surprise devant cette source. En effet, les registres paroissiaux de Charbonnières, que vous donnez comme débutant en 1571, ont été mis en ligne par les archives départementales d'Eure-et-Loir et débutent beaucoup, beaucoup, plus tard : en l'an 1672.

    D'où mon extrême perplexité.

    Il se peut que les registres ont été vus, par exemple il y a un siècle par un érudit, et depuis ont été perdus par la mairie qui les détient depuis 1792. Un chercheur du temps aura eu le temps d'y puiser des mentions précises.

    Plus rare serait le cas où le registre aurait été caché par des particuliers refusant la main-mise de l'Etat sur des actes religieux (comme ce fut le cas en Vendée).

    Enfin, le registre que vous évoquez cite peut-être à d'autres occasions la famille Du Breuil. Le domicile précis serait très utile.

    Cette famille, en l'état de mes recherches, repose uniquement sur Etienne, devenu sur le tard maître des requêtes ordinaires de l'Hôtel du Roi (à l'extrême fin des guerres civiles dites de Religion). Dans la première phase de ces guerres, il a épousé une aristocrate, Jeanne de Sourches, soeur du seigneur de Malicorne, près de Solesmes, qui deviendra après son beau-père de Daillon gouverneur du Poitou. Jeanne de Sourches (ou de Choursses, les deux s'écrivent), était veuve en premières noces de Gallois Le Bailleul, noble possessionné en Eure-et-Loir, dont on connaît même la commande de la pierre tombale.

    Sur le tard, le couple Etienne Du Breuil - Jeanne de Sourches se retrouve dans la vallée du Loing, près de Nemours. Il y vend la terre de La Genevraye pour acheter celle de Guerchy. Ce dernier lieu est un des lieux-dits de l'actuelle de La Brosse-Montceaux, au Sud de Montereau (Seine-et-Marne). Il y bâti un château qui sera la base de l'actuel château toujours en place. Cette substitution de toponyme (Guerchy - La Brosse-Montceaux) égare les chercheurs.

    Aucune étude n'existe sur cette famille Du Breuil, ni même sur un seul de ses membres, alors qu'à l'évidence, elle tient un rang élevé dans l'appareil d'Etat, possède de nombreuses terres (je vous fais grâce des noms), et laisse des traces de Saumur à Montereau.

    J'en livre la dernière ossature sur le site de généalogie Geneanet (de larges pans sont consultables librement).

    Aussi, j'espère une confirmation de votre source. Vous pouvez passer par mon courriel etin_meunier@yahoo.fr

    Cordialement

    Etienne Meunier

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